



Mais qui est Clutchy Hopkins ?
Instrumentiste, activiste, réalisateur, personnage imaginaire, il se dit le fils d’un ingénieur de son qui travaillait en l’occurrence pour Motown Record. Recueillant tout au long de ses voyages une éducation musicale exotique, il partit en extrême orient dès ses 20 ans, où il reçu les instructions des rythmes du silence dans la musique, par les moines de Zen Rizai au japon. Il étudia par la suite l’art des mouvements du corps et sa relation avec le son avec l’aide de Raja Yoga en Inde. Envoûté par les percussions et leurs résonances, il étudia ses principes et leurs effets à Lagos au Nigeria. Au beau milieu de tambours et chamans, il devient militant « and Gun runner » dans son pays d’accueil.
Ses périples, furent bénéfiques lors de ses premiers enregistrements de Bombay au Caire, mettant en pratique ses bagages venus d’orient, il allie volontiers les percussions du jazz aux rythmes enivrés « trip hop » suintés d’une mélancolie incarnée par une guitare. En outre de ses prouesses techniques, il réussit à transporter, le récit de sa vie à travers sa musique, qui plus est, il parsème le doute sur sa véritable identité, certains disent, qu'il est le pseudonyme d’un collectif d’artistes, d’autres déclarent qu’il était musicien des années 70 dont on aurait retrouvé les bandes. Cependant il n’en demeure pas moins une pointure de la musique électronique de nos jours.
Depuis sa première et dernière apparition dans ce " documentaire ", il s’est ébruité qu’il serait parti vivre dans le désert Mojave pour y finir sa vie.
* A savoir + bonus tracks : ces informations proviennent d’un manuscrit que tenait un chamant Mohave ainsi que la plupart de ses enregistrements.
« In this autobiography we find the writings of a musical gypsy who traveled the world investigating consciousness and its relation to music. »

Le retour attendu du clown triste de circus company
Ecouter « Space Is Only Noise » d’un bout à l’autre est aux amateurs de musiques électroniques ce qu’un film de Sofia Coppola en bonne compagnie est aux cinéphiles. Remarquez la totale partialité dont je fais preuve quant au dernier album de Nicolas Jaar qui sortira en février sur le label Circus Company. Le bon Friendly farfouilleur que je suis s’en ai procuré une copie et autant vous dire que toutes les pistes de cet ouvrage m’ont fatalement délogé de mon corps. Un peu moins d’un an après son premier album, le magnétique producteur New Yorkais de 21 ans dépitch le tempo et replonge ses synthés, ses contrôleurs et son public dans un univers chimérique. Une ambiance contemplative et intelligente qui pourrait expliquer la comparaison très subjective à la réalisatrice citée ci-dessus. Tout est une question d’ambiance avec Nicolas, des arrangements précis et sophistiqués sur une structure minimaliste, sans oublier un sens certain de l’harmonie. Un rendu tellement parfait qu’il pourrait être perçu comme un album qui traverse les oreilles sans rester.
Queeaa ? Une autre album au airs de compil hôtel Costes digérée sur un transat en bord de piscine ? Na.
Specters Of The Future, Colomb ou I Got A Woman (où une oreille attentive détectera Ray Charles) sont des morceaux brillamment produit qui ouvrent à un croisement hybride entre résonance jazzy et broken beat dubé au gout de valium. Un genre de progéniture illégitime mais carrément pas batarde de Nightmare on wax et Flying lotus, les deux figures électro éclectiques officiant sur Warp. Le Label de Sheffield, monstre sensitif auberges à tri fouilleur de Soul aurait tout à fait pu accueillir un ovni tel que Nicolas Jaar. Mais sa musique émotionnelle, habillée par sa voie suant le sexe coupable, est finalement trop mystique pour dormir sous une si grosse chape, et Nicolas se veut indépendant.
Possible messie d’une pop-ambiant 2.0 dont il serait aussi l’instigateur, un Duke Elington au milieu de rotariens en colère, ou un clown triste à UFO City, Nicolas Jaar reste inclassable, et c’est tant mieux.
Friendly Yours
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Derek






Friendly Customer a perdu son Jean.